vendredi 13 janvier 2012

Le Vide, le Plein et maintenant l'Échelle …

On se propose de rechercher ici les secours, les avantages qui pourraient avoir été négligés; de détailler les moyens à employer dans la décoration des jardins, l'usage que l'on peut faire du paysage pour remplacer la géométrie; l'emploi et la distinction des ornements naturels et des ornements factices; comment on peut embellir l'horizon, le lointain, travailler le terrain sans monotonie, choisir un sujet pour la composition de l'ensemble, traiter ce sujet avec assez de suite pour que ceux qui ne sont pas propriétaires se promènent avec intérêt, comment on peut ne jamais avoir le jardin des autres, comme jamais on n'a bien exactement leur local.
(Jean-Marie MOREL, Théorie des jardins, 1776)









Le parc de la Varenne à Haironville, est à la fois très simple et très compliqué … très simple parce que uniquement composé d’une grande prairie et de quelques groupes d’arbres* apparemment plantés de-ci delà  … très compliqué, parce que bourré d’effets … on joue sur l’échelle créé par les groupes d’arbres.
Le premier effet est dû à l’éloignement des groupes d’arbres du château. (le plus proche est à 270 m) mais un groupe d’arbres figure un arbre isolé. Donc on perçoit à la fois un éloignement et en même temps une proximité … perturbant ! 
Une fois qu’on a compris, c’est l’immensité qui prime … Arrivé au point de vue principal, les groupes d’arbres paraissent plus compacts et chose surprenante, ces groupes d’arbres, pourtant décalés, créent une unité de boisement. Le but principal est une vue très cadrée sur le château. Pas mal, non ?






*Le Groupe d'arbres est composé de sujets de haute et moyenne futaie plantés à proximité les uns les autres. ne pas confondre avec le Clump ou le massif d'arbres ... (pour en savoir plus : Marie-Hélène Bénetière, Vocabulaire typologique et technique, 2000.)












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