jeudi 30 mai 2013

Week end Rendez-vous aux jardins ...

Qu’ils soient historiques ou contemporains, les parcs et jardins constituent un patrimoine fragile, soumis plus que tout autre aux atteintes du temps et des mauvais usages. Afin de préserver leur intégrité, d’accompagner leur évolution et de contribuer à leur mise en valeur, de favoriser leur connaissance et leur fréquentation sans leur porter préjudice, le ministère de la Culture et de Communication mène en leur faveur une politique vigilante, s’inscrivant pleinement dans la stratégie nationale de développement durable. Les jardiniers du ministère de la Culture exercent de véritables « métiers d’art ». Le jardin lui-même est une œuvre à part entière que les services du ministère, tant en administration centrale qu’en région, s’emploient à protéger et conserver. (,,,) A l’exemple des domaines de Fontainebleau, des Tuileries, de Champs-sur-Marne et de Compiègne, j'encourage les établissements publics gestionnaires des grands domaines de Versailles, Saint-Germain en Laye, La Malmaison, Saint–Cloud, Rambouillet ou le Château de Pau à mettre en place des plans de gestion des jardins, dont l'objectif principal est de définir les besoins de chaque domaine et ainsi d’apporter une réponse globale adaptée. Par ailleurs je tiens à dire que les effectifs de jardiniers qui ont été peu renouvelés ces dernières années, vont bénéficier prochainement de la réouverture des concours de recrutement spécifique à ce métier. Il s'avère en effet que dans ce domaine d'activité de l'entretien des jardins historiques, on ne peut pas tout externaliser et que la sagesse et l'efficacité est de maintenir des personnels attachés au domaine, connaissant parfaitement son histoire et celle des végétaux qui le composent

(Extrait du discours d'Aurélie Filippetti, prononcé à l'occasion du lancement de Rendez-vous aux jardins, 2013)




Trois jardins ouverts (du vrai, du solide, du composé ) ce week end que je vous conseille ... 


Les jardins du château d'Hauterive
Avenue Ernest d'Hauterive
63500 Issoire


Les jardins du château de Cordès
Route d'Orcival Château de Cordès
63210 Orcival
Parc Boussard
Rue de Verdun
91510 Lardy

La suite, le programme, etc. ...  sur http://www.rendezvousauxjardins.culture.fr/





 

mardi 28 mai 2013

Guy Carcassonne ...

Dans les deux cas (Constitution et rugby),vous avez une règle du jeu faite pour atteindre un optimum entre les contraintes qu'elle fait peser pour les joueurs et les libertés qu'elle reconnaît. En rugby comme en politique, la règle du jeu est un vecteur de civilisation.
(Guy Carcassonne, La Constitution, 1996)
Claire Brétécher, Guy (Carcassonne), 1992
Il y a maintenant presque une vingtaine d'années, je travaillais pour Claire Brétécher et Guy Carcassonne... Ceux qui ont approché ne serait-ce qu'une seule fois Guy Carcassonne étaient fascinés par son intelligence et son humour magnifique... Un soir nous étions sur leur terrasse et tous les trois nous parlions de Lancelot du Lac ...Pourquoi? je ne sais plus...  Nous avions un doute sur la nationalité de Lancelot et Guy Carcassonne soutenait qu'il était français ... En bon universitaire, Guy Carcassonne se lève et ouvre un dictionnaire en nous disant " nous allons bien voir"... il tourne les pages ... Il parcourt les colonnes avec le doigt ... S'arrête ... Ah !!! Lancelot du Lac !!!... Né à ... Charenton-le-Pont!!! 

lundi 27 mai 2013

Des Serres ...


Pour cultiver des végétaux habitués à vivre sous un climat plus chaud que celui où l'on se trouve, ou pour obtenir des fleurs et des fruits à une saison autre que celle où ils viennent normalement à maturité, ou enfin pour conserver pendant l'hiver des plantes qui succomberaient si on les laissait à l'air libre, il est indispensable de disposer d'une serre. C'est une construction vitrée en presque totalité, afin de capter au maximum les rayons solaires, et chauffée intérieurement par une série de tuyaux dans lesquels circule de l'eau chaude, pour obtenir l'ambiance climatique désirée; celle du pays dont les plantes sont originaires, ou de la saison où elles s'épanouissent normalement.Chaque plante ayant ses conditions de vie propre, différentes de celles des autres, on est obligé d'établir des modèles de serres appropriés aux tempéraments des végétaux que l'on veut cultiver, et à cet effet de modifier certains détails dans la construction, l'aménagement intérieur, la ventilation et le chauffage. (…) 
Emplacement et nature du terrain. Cette question est d'une grande importance, et les résultats que l'on obtiendra par la suite dépendront, pour une grande part, du soin avec lequel on l'aura résolue. Le sol doit être perméable, de préférence non argileux afin d'éviter une humidité de fond qui entrainerait des moisissures et des maladies au bout d'un certain temps. En outre, il faut éviter la proximité des marais et des vallées encaissées où les brouillards sont fréquents, les gelées de printemps très tardives et celles d'automne précoces.Orientation et type de la serre. Quant à l’orientation, point extrêmement important, capital dans certains cas, c'est elle qui, suivant la disposition du terrain, déterminera si l'on doit choisir une serre à deux versants ou une serre adossée à un mur. Sauf pour certaines espèces de plantes nécessitant une exposition particulière, on peut en général, pour toutes les cultures courantes, se baser sur les deux types suivants:
La serre à deux versants :
Elle doit être orientée en plaçant le pignon d'entrée au Sud et le pignon du fond au Nord. C'est dans ce modèle que la culture est la meilleure, car le soleil se levant sur un versant et se couchant sur l'autre, les plantes reçoivent la lumière des deux cotes et se développent régulièrement.
La serre adossée : 
Elle est à conseiller seulement lorsqu'on possède un mur suffisamment élevé et expos~ en plein midi. Dans ce cas, les plantes ne sont exposées au soleil que sur une seule face et se développent irrégulièrement : comme les feuilles recherchent toujours la lumière, les jeunes rameaux se dirigent tous vers l'avant et l'on obtient ainsi des sujets difformes qui n'ont des fleurs que sur un seul cote.On peut obvier à cet inconvénient en changeant fréquemment la position des pots, mais cela crée un important surcroit de manutention.

Examinons maintenant quelques-uns des autres problèmes qui se posent lorsqu'on veut fixer son choix sur un modèle de serre :Tout d'abord une serre doit-elle être, ou non, enterrée?On peut sans hésiter répondre, qu'à moins d'y être obligé par la pente du terrain, on donnera toujours la préférence à une construction dont le sentier sera au même niveau que le sol extérieur, car une serre enterrée est beaucoup moins saine à cause de l'humidité du fond qui amène rapidement de la moisissure et est souvent la cause de nombreuses maladies.Le sol du sentier est le plus souvent garni de sable de rivière ou de gravillon, il ne doit en aucun cas être cimenté car un dallage en ciment présente l'inconvénient d'empêcher l'évaporation de l'eau du sol et de rendre l'atmosphère trop aride pour les végétaux.Autre point capital dans l'installation d'une serre, faut-il un seul ou plusieurs compartiments? 

Serre à un seul compartiment :
Ce modèle peut-être employé dans deux cas : Dans une petite propriété, si l'en désire simplement faire quelques boutures et conserver des plantes de garniture.Température nécessaire: + 12° à + 15". Dans une grande installation, où il y a plusieurs serres et où chacune d'elles est destinée en totalité à une culture spéciale. Température variable suivant les plantes cultivées. 

Serre à deux compartiments. 
C'est le modèle le plus courant et le plus rationnel, car, si en plus des boutures qui se cultivent dans le compartiment tempéré, on désire pouvoir faire des semis, un compartiment chaud est nécessaire où la température sera de 18° à 22°. Dans ce cas, on installe sous les versants une tablette reposant sur des supports fixés sur les fermes, et isolée du vitrage de 0 m 30 environ; c'est su cette tablette que l'on place les terrines à- semis.Pour la multiplication il faut également avoir une partie de bâche fermée dans laquelle se concentre la chaleur qui se communique ensuite à la terre se trouvant sur la paillasse au-dessus des tuyaux de chauffage. Cela permet ainsi d'avoir dans la terre une chaleur de fond de 15° à 18°, température nécessaire pour les racines des jeunes semis venant d'être repiqués. Dans le petit muret qui ferme cette bâche, on installe quelques trappes coulissantes, afin de pouvoir évacuer une partie de la chaleur dégagée par les tuyaux et de chauffer l'atmosphère générale de la serre. Sur chaque circuit de tuyaux de chauffage, il est à conseiller de placer un jeu de vannes permettant de chauffer à volonté chacun des différents compartiments. Quant à la longueur du compartiment chaud-multiplication elle est généralement le tiers de la longueur totale serre. 

(Paul Cochu, Les serres, Le bon Jardinier, 1947)



Robert Evans & Co. Scott's Roses and Other Beautiful Flowers , 1894


Serres d'Auteuil
Les serres des domaines de Bailleul, Roussan et Hauterive


Les serres domaines du Château d'Avignon, de la Cosse et d'Escorpain
Bien sur, il y a les serres de production industrielle ...  il y a les grandes serres de collection ... magnifiques !! ...celle d'Auteuil, celles du Jardin des Plantes, de Glasgow, de Berlin .... Je n'y suis pas tellement sensible, je m'y ennuie un peu, même si je suis triste et scandalisé qu'on puisse encore envisager de rayer Auteuil et ses 150 ans de savoir faire de l'histoire des jardins...  j'ai une préférence pour ces serres individuelles attachées à un lieu ... Malheureusement, elles aussi sont menacées de disparition ... rares sont celles qui gardent  leurs usages. La disparition d'une serre va de paire avec la disparition du jardinier, la disparition des usages, la disparition d'une certaine recherche scientifique amateur ... que ce soit en  botanique, en horticulture ou en agriculture...


vendredi 24 mai 2013

Tintin jardinier ? ...

Tournesol : "Mes hommages, Madame ... Je suis particulièrement heureux de faire la connaissance d'une grande artiste, d'une artiste incomparable, d'une artiste qui ..."
Castafiore : " Professeur, vous me faites rougir !"
Tournesol : " Je l'espère de tout cœur, madame, Tintin m'a souvent parlé de vos tableaux où la grâce des couleurs s'allie à la hardiesse des coloris. Il parait que vos portraits surtout sont d'une ressemblance tout à fait étonnante ..."
( Hergé, Les Bijoux de la Castafiore, 1963)

Dans une vitrine du Palais Royal 
Hergé, La Rose, projet pour une série decartes postales didactiques - 1943
Curieux non ? ...

mercredi 22 mai 2013

Spécial Tintin ... Les jardins de Moulinsart, analyse ...


(Hergé, Tintin au Tibet, 1960)

Au milieu du Tibet, le capitaine Haddock rêve de rhododendrons pour son jardin de Moulinsart. Ceci est bien la preuve que notre ami le capitaine est un véritable jardinier ... et pourtant jamais nous ne le verrons avec un sécateur à la main ... Le parc du château de Moulinsart est un bien drôle d'endroit .... Si le monde entier sait que les propriétaires de Cheverny se sont inspirés de Moulinsart pour construire leur château (où le contraire? je ne sais plus)... Que savons nous du parc de Moulinsart ? ... Essayons de comprendre. 


Hergé, Les Sept Boules de Cristal,1948- Tintin et les Picaros,1976 - L'Affaire Tournesol, 1956
Nous savons qu'il y a deux entrées, la principale et une annexe moins belle donnant sur le parc. Cette dernière est privilégiée par les habitants et pourtant très dangereuse ... C'est entre cette porte et le château que généralement quelque chose doit se produire ...
Hergé, Coke en Stock, 1958 - l'Affaire Tournesol, 1956
L'allée principale et les parterres donnant sur la façade du château sont d'une conception bien curieuse ... Alors que nous savons que le château fût acheté par le Chevalier de Haddoque au 17e siècle, nous sommes, nous les puristes, bien surpris de voir une avant cour et une cour d'honneur transformées en jardin...  je penserai donc à une intervention début 20e siècle ... s'articulant avec un ancien jardin paysager ... Les traces du jardin du 17e sont elles encore visibles ... ?
Hergé, Coke en Stock, 1958
Hergé, Le Trésor de Rackam Le Rouge, 1944
Nous remarquerons, non sans intérêt, le blason au dessus de la porte du château ...
Hergé, Les Sept Boules de Cristal, 1948
Les traces du jardin du XVIIe sont elles encore visibles ?... Me demandais-je ... Oui et oh combien intéressante  .... Nous pouvons voir deux arbres encadrant la fanfare de Moulinsart ... je pense ici, que nous sommes en présence du reste d'un ancien alignement maintenant disparu (au 19e, au 20e siècle ?) Nous pouvons constater qu'un arbre est pourpre et que l'autre est vert ... Curieux non, pour un alignement harmonieux du 17e siècle ...? A moins que nous soyons en présence de Hêtres pourpres (Fagus purpurea) ... Des fois .. il se peut... que des Hêtres pourpres... avec l'âge... redeviennent verts ... Ici, il est quand même très vert ...
Hergé, Les Bijoux de la Castafiore, 1963
Comme toujours, ce sont les parties boisées qui m'intéressent ... Nous voyons ci-dessous les Rhododendrons chers à notre capitaine ... Regardez les lisières des bosquets ... C'est une conception à la Louis-Martin Bertault avec des banquettes de gazon ... cette information nous permet de situer la création du parc paysager de Moulinsart vers la fin du 18e /début du 19e siècle ... intéressant !
Hergé, Les Bijoux de la Castafiore, 1963


Hergé, Les Bijoux de la Castafiore, 1963
Hergé, Les Bijoux de la Castafiore, 1963
Mais je dois avouer que la composition de ce jardin m'échappe un peu ... Par exemple, la Roseraie où nous voyons Tournesol faire ses hybridations de rosiers ... Comment s'insère-t-elle dans les bosquets  ...? Ce tracé régulier, d'où vient-il ? Franchement je sèche...
Hergé, Les Bijoux de la Castafiore, 1963
Hergé, Les Bijoux de la Castafiore, 1963
et pourquoi donc planter un Abies pinsapo dans ces bosquets ...? Il me semble ici que le capitaine Haddock se soit un peu égaré ...

Le fond du parc est, pourrait-on dire 
avec ce mur écroulé, un peu délaissé ... 
Hergé, Les Bijoux de la Castafiore, 1963
Mais, en vingt ans, on constate que le capitaine Haddock a tout de même bien amélioré l'état de son parc ... Du temps des frères Loiseau, le parc boisé était à l'abandon avec arbres morts à terre et absence de régénération... connaissant les sinistres individus, cela ne nous étonne guère ...
Hergé, Le Secret de la Licorne, 1943
Mais un énigme pénible demeure ... j'ai beau suivre image par image l'épisode depuis que je lis Tintin (c'est à dire depuis 45ans), je ne sais pas ... De quoi s'agit-il ? Dans les Bijoux de la Castafiore, on voit un peuplier isolé... Là où se niche la Pie voleuse (La Gazza Ladra pour les initiés)  .... Sommes nous encore dans le parc ??? 
Hergé, Les Bijoux de la Castafiore, 1963
Hergé ne nous livre rien ou quasiment rien de l'arrière du parc... Nous savons juste qu'un lierre est planté et envahit la façade ... (A la vue de ce lierre, de sa forme ... je doute un peu des compétences en botanique de Tintin ...)
Hergé, Les Bijoux de la Castafiore, 1963
Idem pour les cotés latéraux ... nous ne savons presque rien.
Hergé, Les Bijoux de la Castafiore, 1963

Nous avons connaissance d'un petit pavillon situé dans le parc ... Il serait le laboratoire du professeur Tournesol ... mais rien de plus ...

Hergé, L'affaire Tournesol, 1956
Voila ... on y comprend pas grand chose et je suis incapable de réellement m'orienter ... Je pense, la mort dans l'âme, à l'Abbé Laugier qui disait en 1753 à propos du Yuan ming yuan, " Je voudrais que celui qui nous a donné cette jolie description nous donna le plan véritable de cette maison délicieuse. Sans doute ce plan nous fournirait un bon modèle » ...

Je finirai par ce mal terrible ...  La valorisation des jardins... Malgré lui,  notre pauvre capitaine Haddock n'y échappe pas ... Hergé nous montre ici, et sans concession, une opposition farouche ... 
Hergé, Coke en Stoke,1958


vendredi 17 mai 2013

Une plante ...

Large Flowering Sensitive Plant,  Image number:SIL7-290-12
Robert John Thornton New illustration of the sexual system of Carolus von Linnaeus . . . , 1807

mercredi 15 mai 2013

mardi 14 mai 2013

lundi 13 mai 2013

Calendrier du Bon Jardinier de 1947 : mai ...


Le Calendrier du Bon Jardinier de 1947 est signé Eugène Laumonnier et Maurice Marcel 


Mai avec sa grande abondance de floraisons, caractérise bien le « Printemps ». La floraison du Sorbier des oiseleurs (Pyrus Aucuparia Gaertner) et de l'Aubépine blanche (Crataegus oxyacantha Linné) déterminent la phase totale de cette saison. Avec cette dernière plante en fleur on note une sortie abondante d'adultes de Doryphore, à ce moment le ramassage est le meilleur moyen de lutte contre ce déprédateur de nos cultures de Pommes de terre.


Doryphores & co


Potager.
TRAVAUX GÉNÉRAUX. - Binages et sarclages réitérés dans tout le potager. Arrosages de plus en plus copieux. Paillage de divers légumes. Ramer les Pois semés en avril. Pinçage des Pois et Fèves. Liage des Romaines. Soigner la récolte des Asperges; les petits turions ne sont pas coupés; abandonnés ils constituent des pièges pour la mouche de l'Asperge. Plantation des dernières Pommes de terre. Plantation des Patates douces sur couches sourdes. Paillage à la paille propre des cultures de Fraisiers.

SEMIS EN PLEINE TERRE. - En général, presque toutes les variétés potagères sont à semer en ce moment, sauf les Pois, à moins d'année pluvieuse ou dans les régions côtières. Les semis en pépinières doivent se succéder assez rapidement pour ne pas manquer de plants. Les semis de Haricots pour récolter en filets verts doivent se succéder tous les 10 ou 15 jours. Selon la température le semis de Haricots pour récolter en grains secs doit se pratiquer dans la 3e décade du mois.
SEMIS SUR COUCHE. — Derniers semis de Chicorées frisées, Melons et Concombres pour la culture sur couches sourdes.

Fruitier et verger. 
Continuer avec soin l'ébourgeonnage des arbres fruitiers. Maintenir l'équilibre dans tous les arbres palissés. Dès que le temps le permet et selon la situation des cultures, enlever les abris et les auvents. A la fin du mois, commencer le pincement et la taille en vert des Pêchers. Dressage et palissage des prolongements des arbres en formation. Arrosage et paillage des jeunes plantations. Éclaircissage -des fruits et pratique de l'ensachage. Traitements anticryptogamiques à la bouillie bordelaise et soufrage des Vignes. Anthonomage. Ramasser les fruits véreux et les brûler. A la fin du mois traitements à la bouillie arsenicale contre le Carpocapse. Destruction des rongeurs avec des appâts empoisonnés. Nettoyage du fruitier et de la chambre à raisin, aussitôt que les derniers fruits ont été livrés à la consommation.

Pépinières. - Ébourgeonnage et accolage des greffes de Poiriers, Pommiers, Pruniers nains, Pêchers sur Amandier, etc. Accolage des prolongements de Poiriers fuseaux. Marcottage des Vignes et Figuiers.
Pinçage des tiges en formation. Traitements anticryptogamiques et insecticides. Rempotage des boutures de Vignes faites à chaud en janvier.
Traitements anticryptogamiques et insecticides. C'est le Bon Jardinier de 1947 ... on ne le refera pas ... ce n'est pas très évident ici mais il doit parler des arbres fruitiers ... Bon ! on est moins dans le systématique maintenant et espèrons que toutes ces méthodes seront bientôt derrière nous ... je ne m'adresse pas aux producteurs de fruits ... à eux de voir ... Pour les autres, c'est à dire propriétaires et gestionnaires de jardins publics ou privés ... Ces méthodes sont bien inutiles ...
Jardin d'agrément.
TRAVAUX DE PLEINE TERRE. - Mai est le mois où le jardin d'agrément change le plus d'aspect ; les massifs de plantes bisannuelles sont arraches de même que ceux d'oignons A fleurs dont les bulbes seront remis en jauge dans un coin écarté du jardin afin d'y terminer leur végétation.
Corbeilles et parterres sont laboures et dresses afin de pouvoir en commencer la plantation vers le 15 mai en débutant par les plantes molles les plus rustiques (Géraniums) et en terminant par les plus délicates (Coléus), certaines plantes annuelles élevées dans le même but rempliront le même rôle


15 mai : le 15 mai étant la date où, en principe, il ne gèle plus au nord de la Loire ... C'est très théorique certes ... mais je vous conseille vivement de ne rien planter de gélif avant cette date ... et je parle par expérience ... 

Une fois les plantations terminées mais seulement lorsque le sol sera suffisamment échauffe, procéder an paillage des massifs afin de maintenir l'humidité du sol et éviter la pousse des mauvaises herbes.
Les Dahlia seront mis a la pleine terre, les tubercules de l'année précédente assureront une floraison hâtive alors que les boutures de l'année donneront de plus belles fleurs pour l'arrière-saison.
La plantation d'une dernière saison de Glaïeuls permettra d'en avoir en fleurs en septembre.


Glaïeuls : on en voit plus beaucoup sauf dans les potagers en Corse ... Je ne sais pas trop pourquoi les Corses les disposent au début de chaque planche. Mais c'est pour cela que, malgré le coté un peu désuet de cette plante, j'ai un léger faible pour elle ... 

John Lewis Childs, Rare Flowers, Vegetables, and Fruits , 1897

 
Les plantes vivaces destinées a fleurir l'année suivante seront semées A la pleine terre. II en sera de même pour les plantes annuelles, mais pour beaucoup d'entre elles la floraison en sera bien tardive.
Les gazons seront tondus chaque semaine et les arrosages suivis régulièrement.
Quelques plantes vivaces a grand développement telles que : Aster, Boltonia, Helenium, etc. seront pincées afin de les faire ramifier tout en diminuant leur hauteur.



CHASSIS. - Les couches ayant servi élever les boutures de plantes molles et les semis de plantes annuelles, serviront après un rebrassage et au besoin un petit apport de fumier neuf pour repiquer les Cyclamens tenus en serre jusqu'a cette époque, ainsi qu'à y enterrer certaines plantes d'orangerie ou de serre pour y passer la belle saison.

SERRES, BACHES ET ORANGERIE. – A partir du 15 mai, les plantes d'orangerie et de serre froide, même certaines de serre tempérée sont sorties pour séjourner 4 à 5 mois en plein air; le plein soleil convient aux Orangers, Lauriers-roses, Grenadiers; l'exposition au soleil levant ou l'abri d'arbres protègent pendant les heures de forte insolation et conviennent aux plantes du Cap et de la Nouvelle-Zélande.
Les serres froides ainsi vidées, seront garnies de plantes des serres chaudes et tempérées, leur assurant un plus grand espacement favorisant une luxuriante vegetation. La décoration sera complétée par une garniture de plantes fleuries : Bégonias sarmenteux, Fuchsias, Géraniums, Héliotropes, Pétunias, etc. Les rempotages de plantes de serre doivent être termines avant qu'elles ne rentrent en végétation. Arrosages, bassinages, aération, ombrage constituent les soins journaliers pour la serre chaude.

vendredi 10 mai 2013

J'aime vraiment tout au Jardin des Plantes ...

l'amphithéatre
Les recoins
Le passage vers le Jardin Alpin avec les rails au sol


Les étiquettes

Les trucs bizarres
et la statuaire 

jeudi 9 mai 2013

J'aime les parterres du Jardin des Plantes ...

On peut les jardins en quatre sections principales, en raison de leurs divers usages : la première comprend les jardins économiques ou légumiers, à commencer par ceux qu'on appelle marais, près des grandes villes, jusqu'à ceux que l'on nomme potagers, qui accompagnent presque toujours les grands jardins de plaisance; la seconde se compose des jardins fruitiers ou vergers, dans lesquels les arbres sont ou abandonnés à leur croissance naturelle, ou soumis à l'art de la taille : la troisième renferme les jardins de botanique destinés à la culture des séries plus ou moins nombreuses des plantes propres à l'étude de cette science, ou employés dans la pharmacie et la médecine ; dans la quatrième enfin se trouvent les jardins d'agrément ou de plaisance, dont le nombre varie à l'infini, suivant les localisations, la nature du sol, la situation et le climat.Ces jardins doivent eux-mêmes être divisés en trois séries principales, savoir : 
1. les jardins symétriques, à la composition desquels procèdent la règle et le compas, et que l'on exécute au moyen de la toise, des jalons et des cordeaux: 
2. les jardins chinois, anglais, ou du genre irrégulier, qui n'ont pour principe que le caprice ou la fantaisie de leurs constructeurs et les facultés de leurs propriétaires; 
3. les jardins de paysages, paysagistes, paysagers, ou de la nature (noms que l'on donne dans les divers ouvrages qui en traitent spécialement).
Les jardins symétriques n'admettent dans leur composition que des formes régulières, et des surfaces plus ou moins planes dans leurs parties et même dans leur ensemble. Tels sont les jardins du Palais royal, du Luxembourg, des Tuileries, de Versailles. L'architecte Le Nôtre, au commencement du siècle dernier, a fourni les plus beaux modèles de ce genre.
Les jardins de la deuxième série offrent, dans un espace très rétréci, toutes sortes de formes fantastiques, en même temps que les diverses productions des arts et les fabriques de toutes espèces, amoncelées sans nécessité et sans rapport entre elles. Tels étaient les jardins de Monceau et de Chaville, tels sont encore une grande partie de ceux qui ont été exécutés à Paris, dans les temps modernes.Enfin, le caractère de la troisième et dernière série de jardins d'agrément est d'imiter les plus belles scènes de la nature, en faisant disparaître l'art qui a servi à les établir. Ceux d'Ermenonville, de Guiscard, de Méréville, de Trianon, de Jambeville, de Moulin-Joli, construit par Watelet, de l'Académie française, Girardin, Morel, Bélanger, MM. Lecourbe, Blaikie, etc. offraient et offrent encore de beaux exemples de cette série de jardins, chantés avec tant de grâce par Delille, dans son poème des Jardins. 
Ceux-ci ne doivent pas être confondus avec les jardins qu'on nomme communément chinois ou anglais, puisque c'est la Nature qui a fourni leur modèle, et que les principes d'après lesquels ils ont été établis ont été posés en France, dès le commencement du siècle dernier, par Dufresny. Cet architecte a donné un beau modèle de cette construction sur un terrain qui lui appartenait, dans le faubourg Saint Antoine, à Paris. Les plans qu'il présenta à Louis XIV des vastes jardins de Versailles, de Meudon et de Saint-Germain-en-Laye, dont quelques-uns ont été gravés, suffisent pour lui assurer l'antériorité sur ses concurrents en ce genre.
Cette série de jardins paysagistes ou de la Nature offre cinq sections différentes, qui comprennent les jardins champêtres, sylvestres, pastoraux, romantiques, et les parcs ou carrières. Ces noms leur ont été donnés en raison des caractères qui les distinguent dans leur ensemble, et dont nous tracerons ici une légère esquisse.Un sol plan ou peu tourmenté, des prairies, des terres labourables, des cultures économiques, des vergers agrestes, des bouquets de bois, des masses fleuries, une culture soignée, des eaux vives, des fabriques agricoles et des vues ménagées sur tout le pays environnant, avec lequel ils paraissent se confondre, constituent les jardins du style champêtre. On donne le nom de sylvestres à ceux dont le sol, âpre et tourmenté, présente des rochers, des chutes d'eau, des forêts d'arbres estivaux et résineux, des clairières tapissées de gazon et émaillées de fleurs des diverses saisons ; des fabriques appropriées au site, des chaumières agrestes de bûcherons et de charbonniers, augmentent les caractères distinctifs des jardins de cette section.
Ceux de la troisième ou de style pastoral exigent des terrains unis ou un peu concaves, traversés par des eaux vives, formant des ruisseaux, de petites rivières, des lacs bordés de pelouses, de prairies, d'oseraies, de saules, de bouquets d'arbres aquatiques variés par leur port et leur hauteur, des ponts, des moulins, des bestiaux de plusieurs espèces, des cabanes rustiques propres aux animaux, qui animent la scène, et aux hommes qui la gouvernent.
On appellera jardins romantiques ceux dont le sol, très varié dans son plan, ainsi que dans ses élévations et ses contours, présente des pièces de gazon, des tapis de fleurs, des masses d'arbustes, des bouquets d'arbres d'agrément de toutes les saisons, des bois dans leurs différents âges, des futaies, des eaux dans les divers états dans lesquels on les rencontre dans la nature. Ces jardins admettent, pour ornements, des vases, des statues, des colonnes, des grottes, des ruines, des tombeaux et des temples.
Enfin, la cinquième et dernière sorte des jardins paysagistes, nommée parc ou carrière, nécessite les plus grandes dimensions dans son ensemble. Un parc comprend souvent un pays entier : celui de Versailles, par exemple, renferme le jardin des palais, les châteaux et les jardins des deux Trianons, les fermes de Satori, des hameaux, des villages et des bourgs. Les jardins de cette section admettent tout ce qui distingue les quatre précédents, tous les genres de culture, tous les bâtiments, depuis le palais des souverains jusqu'à la cabane du charbonnier et la hutte du berger. Ils comportent l'emploi des eaux sous toutes ses formes et dans les plus grandes dimensions, toutes les usines et les fabriques, tous les chemins qui doivent servir à les parcourir ou à les traverser : ils admettent tous les animaux sauvages et domestiques, toutes les scènes propres à la conservation des végétaux étranges des différentes zones de la terre. Mais il faut que chaque scène qui se présente aux regards, encadrée dans ses limites, n'offre pas de contraste choquant et encore moins de contradiction; il faut qu'elle soit liée aux autres par des transitions ménagées avec art, de manière à inspirer de l'intérêt, à le soutenir et à l'augmenter pendant toute la durée des promenades ou des courses.
(Gabriel Thouin, Plans raisonnés de toutes les espèces de jardins, 1820)

Gabriel Thouin, Plan et arrangement du Jardin du Roi, 
(Plans raisonnés de toutes les espèces de jardins,1820)

Le public photographiant fiancée, enfants .. avec en premier ou second plan , les parterres.
Le grand parterre
Détail
Présentation de plantes bisannuelles en parterre
Le jardin des plantes ... avec sa ménagerie, son Parotia persica , son amphithéâtre Verniquet, son jardin botanique et ses squelettes de dinosaure ... est quand même un lieu sacrément incroyable ... Le jardinier du Museum est un jardinier de " Jardin botanique", il cultive très savamment des plantes selon un ordre scientifique. Il n'est pas le jardinier d'un lieu, d'un espace, d'un paysage ... et ça se voit ... 
De la phrase de François-Henri Harcourt "Décorer un jardin c'est parer la nature, c'est rapprocher, dans un moindre terrain, les beautés qu'elle fait naître dans un plus grand espace"  il s'en fiche ... et c'est grandiose d'oubli esthétique ... On pourrait même les qualifier de "tartes" ... J'exagère ? Regardez les parterres centraux comme il se moque royalement des couleurs ... et pourtant, ce sont de loin mes parterres préférés ... mes préférés parce que ce jardinier ne nous offre pas une énième composition technique, systématique et au goût du jour... Non, ce jardinier partage avec nous son savoir ...