mercredi 11 janvier 2012

Le piège ô combien agréable de l'arbre légendaire ...

"On est dans l'Ouest, ici. Quand la légende dépasse la réalité, alors on publie la légende"
(John Ford, The Man Who Shot Liberty Valance, 1962)  
Moi, je l'aime bien l'arbre légendaire ! On a beau dire ce qu'on veut, son propriétaire vous répondra « oui mais il a été planté par Buffon, » ou bien «  il a été offert par Murat à Joséphine » qu'il soit beau ou laid, bien ou mal placé, la seule chose qui compte c'est l'histoire qu'on raconte. Les plus attachants sont sûrement ceux qui racontent une histoire familiale comme celle que je ne vous raconterai pas du Chêne des Amoureux du magnifique parc de Digoine.   Mon préféré est le châtaigner d'Anne de Bretagne à Bonnefontaine, non pas pour des raisons régionalistes mais parce qu'il m'a fait comprendre que le mythe « en » jardin était bien plus important que la réalité historique du lieu. La première fois que j'ai vu ce châtaignier, un ami doutait que cet arbre puisse avoir 600 ans, je lui répondais qu'en fait, on s'en fichait, seule la légende était importante.
Mais lui, ce châtaigner, il a dépassé la légende, il s'est transformé en une en œuvre d'art sculptée par le temps, comme si le temps devenait lui-même un artiste influencé par les œuvres de Giuseppe Penone ou d'Hubert Robert. Quand même ! Quelle carrière pour ce châtaignier …

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