mardi 10 janvier 2012

Le piège de l’arbre tant aimé ...

Le Phytolacca du bastion de Bab Marrakech, un arbre à la fois mémoire et témoin de l’histoire de la ville, est mort, victime de l’inculture et de l’inconscience des hommes.
(Nour Eddine Ottmani, Grave atteinte au patrimoine végétal, 2012)



La perte d’un arbre cher est vécue comme un drame. Ici, dans le jardin du Palais Borromée à Isola Madre sur le lac Majeur, ce Cyprès du Cachemire était considéré comme « le plus bel arbre du monde ». Suite à un coup de vent, il est tombé. Les propriétaires l’ont redressé. Un véritable exploit technique ! Maintenant l’arbre est debout. Terriblement atrophié et maintenu par des câbles, il ne sera jamais comme avant.




Pourtant, qu’il était mal placé cet arbre ! Juste en plein dans l’axe, la vue sur le Palais n’existait plus. Fallait-il le garder ? D’un point de vue de la composition, la réponse est non, d’un point de vue esthétique, non plus, d’un point de vue botanique, je ne pense pas. Je comprends bien évidement ce geste mais l’important est de conserver, de prolonger le jardin non pas les végétaux à tout prix. Alors non, il ne fallait pas le garder… je pense qu’il fallait le remplacer...

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