mercredi 27 juin 2012

Jardinier bio ? ...


J'espère qu'une nouvelle histoire traitera du jardin contemporain à la lumière des deux concepts fondamentaux que j'ai dégagés dans ces deux conférences : la gradation des trois natures et la représentation qui en est faite par le jardin. C'est pourquoi je conclurai comme j'ai commencé, en évoquant deux cas exemplaires: le jardin créé par Ian Hamilton Finlay pour l'Institut Max Planck des environs de Stuttgart et le Jardin des Retours de Bernard Lassus à Rochefort-sur-Mer.
 (John Dixon Hunt, L’art des jardins et son histoire, 1996)

Mulch au pied d'un arbre, sous le mulch une bâche étanche ... technique de propreté ... rien d'autre
 Quand la notion de développement durable est apparue, je me suis dis "Chouette! on va pouvoir enfin travailler autrement ". Hélas, le développement durable est en train de devenir également une énième technique que l’on applique sans réelle réflexion. Nous utilisons du mulch,  nous utilisons des désherbants bio, etc. et nous pensons être durables. Il ne s’agit pas de contester les bienfaits, mais l’objectif. Appliquer une gestion durable sur un jardin, ce n’est ni transformer un gazon en prairie, ni limiter l’arrosage ou les produits chimiques, ni de mettre du mulch dans les parterres et encore moins remplacer les végétaux exogènes par des indigènes. Une gestion durable dans un jardin, qu’il soit ancien ou de composition récente, se doit de prendre en compte, l’évolution, la composition, les pratiques, les techniques, les usages et l’économie. Et l’environnement ? La détérioration de l’environnement par des pratiques polluantes ou consommatrices d’énergie ne relève pas de la gestion de jardin, c’est une dérive de la gestion. C’est de la méconnaissance du jardin et de la manière de le gérer qui est responsable de cette dérive. 

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