vendredi 16 mars 2012

A Compiègne ça ne marche pas ...

Quelques souvenances des anciennes salles de verdure subsistent du coté de l’entrée des jardins ; l’on y voit encore quelques belles lignes d’arbres, majestueuses et régulières comme dans les temps classiques
(Ernest de Ganay, Beaux Jardins de France,1950, à propos de Compiègne)




Compiègne IGN 1825


Le Berceau de l'Impératrice

Le territoire de Compiègne

La Demi-Lune, c’est le grand départ vers une forêt de 14 500 hectares, avec des centaines de kilomètres d’avenues, d’allées, de chemins, des centaines de Carrefour en Rond, en Carré, en Étoile etc. Bref, la Demi-Lune est la grande articulation entre le Petit Parc et le Grand Parc, la forêt … La forêt est le grand personnage de cette histoire… Le point de départ de cette forêt ou est-il ? La Demi-Lune (comme je l’affirme plus haut) où de la terrasse du Château ? Dans les livres on raconte qu’il y a une progression allant du château vers la forêt … le coup classique du  peigné vers le sauvage … Il me plait de penser qu’à Compiègne ça ne marche pas. Je pense que le Petit Parc de Compiègne est déjà « La forêt », artificielle certes, mais belle et bien une forêt avec ses allées forestières, ses chemins, sa plaine … et un berceau. Le Berceau de l’Impératrice, cette « tonnelle ombragée» de 2 kilomètres de long plantée de plantes grimpantes qui relie directement le bas de la terrasse à la forêt ne serait-elle pas la confirmation de ce que j’avance ? Pour les non-initiés, elle fût édifiée, en 1811, officiellement pour créer un chemin ombragé jusqu’à la forêt en attendant que les arbres du Petit et Grand Parc parviennent à fournir de l’ombre … Balivernes d’historiens ! Je préfère y voir un passage agissant comme une sorte de "téléportation lente" projetant le voyageur au cœur de la forêt... Pourtant, une chose me gêne dans cette brillante théorie … le Berceau  est un Lieu de passage, une représentation de la Forêt et donc une Idée de la Nature en quelque sorte … et ça, c’est la définition du jardin … Mince !  A vous de voir …

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