lundi 11 février 2013

Pouêt-Pouêt ou la beauf 'attitude ...

Bien que Manhattan, à l'instar du reste de l'Amérique, soit totalement dépendant de l'automobile, c'est l'endroit du pays qui s'en préoccupe le moins. Les rues sont trop étroites et mal entretenues, la circulation de passage et le trafic local doivent emprunter les mêmes itinéraires ; il n'y a pas assez de routes pour pénétrer sur l'île et en repartir, et bien trop peu d'emplacements de stationnement. Les parkings du centre sont presque toujours complets dès onze heures du matin, et aucune place ne se libère avant quatre heures de l'après-midi. Dans le quartier des théâtres, ils se remplissent de nouveau vers dix-neuf heures trente. Aucun grand magasin de Manhattan n'offre de places de parking à ses clients, et les immeubles de bureaux de Manhattan n'en offrent qu'à une infime portion de leurs locataires. Dans les autres districts, vous pouvez au moins vous garer le long du trottoir comme un être humain normal, mais dans tout le centre de Manhattan vous ne pouvez pas du tout vous garer le long du trottoir. Et si vous le faites quand même, la police rapplique avec de grosses dépanneuses vert foncé et sales qui embarquent votre véhicule jusqu'à une sorte de hangar délabré sur les quais près de l'Hudson River, et vous devez débourser une cinquantaine de dollars pour la récupérer.
Peut-être serait-il préférable d'interdire toutes les voitures dans le centre de Manhattan, avec des services de navettes desservant d'immenses parkings situés à la périphérie, comme l'avait suggéré Norman Mailer. Ou peut-être vaudrait-il encore mieux construire d'un bout à l'autre de l'île, sept ou huit super-autoroutes surélevées, en détruisant tout ce qui se trouve sur leur chemin, comme l'avait suggéré Robert Moses. Mais s'il existe au monde une race de politiciens qui comprend le sens du mot «compromis» c'est bien un politicien new-yorkais, voilà pourquoi Manhattan a hérité des plus mauvaises choses des deux philosophies : chaque jour ils remplissent la ville de voitures, en faisant comme si de rien n'était.
(Donald Westlake, Dancing Aztecs, 1976)

Voiturettes pour visiter le Petit Parc de Versailles
Stationnement autorisé dans les allées à la Villa Medicis

Scène de vie à la Villa Medicis, voiture traversant groupe de visiteurs ...
Pas la peine de commenter ces photographies ....  en général, le jardinier "gueule" après les voitures et il a raison, j'en ai même connu un qui crevait les pneus (pas moi mais ... ) ... Rouler en voiture dans un jardin c'est toucher le fond de l'inculture, de l'ignorance, de l’analphabétisme, de illettrisme etc. etc. ... 

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