jeudi 28 novembre 2013

Vayres, un jardin de Ferdinand Duprat ...

Le plus beau jardin moderne est celui qui correspondra le mieux à la culture intellectuelle de son possesseur, à l'idéal, aux goûts et aux besoins de l'homme, intellectuel, artiste, industriel ou travailleur, qui doit en jouir pleinement. Dans l'histoire des jardins j'ai dégagé de chaque période les principes essentiels qui sont toujours vrais, toujours applicables, et qui doivent par conséquent nous guider parce qu'ils découlent des lois naturelles de la perspective, de l'architecture, de la décoration. Un artiste en possession de ces principes n'a plus qu'à les appliquer dans ses créations qui doivent pratiquement satisfaire les besoins et le plaisir de son client. Au XVIIe siècle, l'intérêt du jardin résidait surtout dans la majesté du dessin dont les lignes s'harmonisaient avec celles des constructions. Pendant le XIXe, au charme du paysage on ajoutait celui des végétaux rares et d'introduction récente. Il est évident qu'un jardin en prolongement d'un bâtiment d'une architecture bien accusée doit s'harmoniser avec la construction. Il faut donc le restaurer ou le dessiner à nouveau à la manière de l'époque, et pour cela, rechercher une documentation sûre non seulement pour le dessin mais aussi pour le choix des végétaux qui doivent être ceux du siècle afin de recréer l'ambiance qui convient.
(Ferdinand Duprat, L'architecture des jardins, 1947)

Le jardin du château de Vayres

Le jardin du château de Vayres

Le jardin du château de Vayres

Le jardin du château de Vayres

Le jardin du château de Vayres

Le jardin du château de Vayres
Sacré Duprat, il a bien retenu sa leçon.  Il nous vend une restitution et il n'en fait qu'à sa tête ... Je me demande si ce n'était pas le discours obligatoire des paysagistes des années 30 afin de pouvoir travailler ... Régulier certes,  mais de là à dire que c'est dessiné à la manière de l'époque ... je doute ... Vayres est un drôle d'endroit, à voir bien sûr ... à la fois intéressant et en même temps difficile à ressentir, une certaine froideur disons ... Cet endroit est bizarre avec des contrastes de forme, de modelé ... Bizarre et peut-être un peu confus comme le discours de notre ami Duprat ... 

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